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Lauréats 2021 de l’Académie CAP 20-25

Publié le 17 janvier 2022 Mis à jour le 12 septembre 2022

Cofinancée par Clermont Auvergne Métropole et gérée par la Fondation de l’Université Clermont Auvergne, l'Académie CAP 20-25 est une vitrine de l’excellence scientifique du site clermontois. Elle récompense chaque année depuis 2019, pour une durée de 4 ans non-renouvelable, jusqu’à trois chercheurs ou enseignants-chercheurs occupant un poste permanent dans le périmètre de l’UCA.

  L’objectif de l’académie CAP 20-25 est d’encourager l’excellence scientifique du site clermontois en offrant des conditions de travail exceptionnelles aux chercheurs et enseignants-chercheurs permettant l’épanouissement de leur potentiel scientifique. Afin de se consacrer à leur recherche, ils bénéficient d’un budget de fonctionnement de 5000€ par an dédié à leurs activités de recherche et d’une modulation de leur service d’enseignement de 96 HETD par an. Une allocation leur permet également de recruter un(e) doctorant(e).

En 2021, l'Académie CAP 20-25 a récompensé la 3ème promotion de lauréats, composée de deux chercheurs :
 




Arnaud Diemer, MCF, professeur associé à l’Université HVL (Norvège) et au Postgrowth Institute (USA).
Chercheur au CERDI (Centre d’Etude et de Recherche sur le Développement International)
Coordinateur scientifique du Centre d’excellence Jean Monnet sur le développement durable (ERASME) à Clermont Auvergne INP
Co-titulaire avec Cécile Batisse de la Chaire européenne d’économie circulaire et d’écologie industrielle.
Editeur en chef de la Revue Francophone du Développement Durable

Ses recherches visent à comprendre et à modéliser les nombreuses interactions entre différents sous-systèmes (le système économique, énergétique, climatique, agricole, alimentaire…) via une méthode (la dynamique des systèmes) afin de proposer des simulations et des scénarios (post croissance et décroissance) à l’horizon 2030 et 2050. Le projet LOOP (Living On One Planet) recouvre trois champs d’expérimentation :

  • Le projet IAM LOOP (Integrated Assessment Models for Living On One Planet), il s’agit ici de proposer une modélisation à l’échelle nationale (trois cas : France, Allemagne et Burkina-Faso) permettant d’intégrer les objectifs du développement durable (ODD) ;
  • Le projet CE LOOP (Circular Economy for Living On One planet) entend modéliser l’économie circulaire à l’échelle d’un pays (France), d’un territoire (étude des symbioses industrielles) et d’une entreprise
  • Le projet IATB LOOP (Integrated Assessment Tool Box for Living on One Planet) développe une boîte à outils à destination des collectivités publiques (EPCI) et des villes dans le cadre des TEPOS (Territoires à énergie positive). Ce dernier projet est aujourd’hui appliqué dans le cadre du Réseau International des Villes Michelin (RIVM).

Découvrez l'interview d'Arnaud Diemer : https://youtu.be/6t6QvNlysKY
 



Ludovic Bonhomme, Professeur de Physiologie Moléculaire, Chercheur au laboratoire Génétique, Diversité et Écophysiologie des Céréales (GDEC).

  • Titulaire de la Chaire industrielle Limagrain/I-SITE CAP20-25 « Adaptation du blé aux combinaisons de stress biotique et abiotique : Physiologie moléculaire de la réponse spécifique aux multi-stress » 
  • Responsable UCA du Master International « Plant Science » (Mention Biologie Végétale)

Ses recherches visent à identifier les déterminants moléculaires du développement des agents pathogènes dans les tissus végétaux et à caractériser leur spécificité dans des conditions environnementales fluctuantes (combinaisons de stress). Ces travaux utilisent le blé tendre comme plante modèle et son interaction avec Fusarium graminearum, le champignon toxinogène responsable de la fusariose des épis. Avec l’ambition de décrire et de comprendre le dialogue moléculaire qui s’établit entre les deux protagonistes, un intérêt particulier est porté à la caractérisation des mécanismes de manipulation parasitaire, au cours desquels des gènes et des fonctions de la plante peuvent être détournés par le parasite pour promouvoir la sensibilité de l’hôte et ainsi optimiser son développement infectieux. Cette démarche, résolument intégrative, s’appuie sur des approches de Physiologie Moléculaire et de Biologie des Systèmes en interrogeant à la fois les stratégies parasitaires mises en œuvre par l’organisme fongique, leurs effets directs et indirects sur l’expression des gènes de sensibilité chez l’hôte et l’impact de stress environnementaux sur l’établissement de ces interactions biologiques.

Découvrez l'interview de Ludovic Bonhomme : https://youtu.be/Ir9y49_2GNY