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Utilisation des données Copernicus pour la caractérisation des aléas volcaniques, la quantification des dommages et le suivi de la résilience

Publié le 10 mars 2022 Mis à jour le 11 mars 2022
Copernicus

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Le programme Copernicus constitue la pierre angulaire de l’effort de l’Union européenne pour assurer un suivi de la Terre et de ses nombreux écosystèmes, tout en garantissant que ses habitants sont préparés et protégés face aux crises et catastrophes naturelles ou d’origine humaine. Les services de Copernicus s’appuient sur des données émanant d’une constellation de satellites développés dans le cadre du programme, connus sous le nom de « Sentinels », ainsi que sur des dizaines de satellites tiers qualifiés de «missions contributrices».
 

La stratégie d’acquisition et de diffusion des données Sentinel adoptée par l’Agence Spatiale Européenne conduit à une véritable révolution des activités scientifiques, institutionnelles et commerciales dans le domaine de l’Observation de la Terre. La relative pérennité de la mission (assurée au moins jusqu’en 2030), la fréquence d’acquisition élevée des données (tous les 6 jours sur le continent européen et tous les 12 jours sur le reste du monde), et surtout leur totale gratuité et accessibilité se combinent pour faire du programme Copernicus un dispositif en rupture par rapport aux autres missions d’Observation de la Terre. Un dispositif dont tous les experts s’accordent à penser qu’il va jouer un rôle majeur dans la croissance du secteur économique des activités d’Observation de la Terre (i.e. : Agriculture - Exploitations Forestières, Surveillance Urbaine, Catastrophes Naturelles et Industrielles - Assurance, Surveillance Maritime, Hydrocarbures - Ressources Minérales, Energies Renouvelables, Ressources Naturelles - Environnement, Sécurité, Qualité de l’Air - Changement Climatique, etc…).
 

Notre objectif est d’exploiter massivement les données Copernicus pour développer de nouvelles stratégies de réduction des risques naturels. Notre ambition est de profiter pleinement des opportunités offerte d’une part par le programme Copernicus et d’autre part par l’I-Site Cap2025 pour faire de Clermont-Ferrand une référence mondiale en termes de mitigation des risques naturels à partir de données satellitales, et en particulier de données satellitales radar, dans le cadre de l’IRC2D. Cette ambition impliquera la création d’un pôle de compétences du plus haut niveau dans le domaine du traitement et de l’exploitation des données satellitales radar. Elle comportera aussi une importante dimension transdisciplinaire, avec notamment un indispensable travail collaboratif entre volcanologues, spécialistes des aléas liés à l’activité volcanique, ingénieurs et thématiciens spécialistes du traitement des données satellitales radar et multispectrales, hercheurs SHS experts de la vulnérabilité et du risque en environnements anthropiques, chercheurs SIC spécialistes de la communication, chercheurs biologistes experts de la vulnérabilité et du risque en environnements naturels, mathématiciens, informaticiens, et enfin professionnels des assurances. A terme, nous espérons faire émerger de ces travaux de recherche une véritable activité économique viable permettant à la métropole clermontoise de prendre sa part du « downstream market» Copernicus.
 

Parmi les risques naturels, nous prévoyons de nous intéresser en priorité aux risques d’origine volcanique mais les stratégies que nous souhaitons développer devraient logiquement pouvoir s’appliquer à un éventail plus large de risques naturels. Ainsi il y a beaucoup de points communs entre une déstabilisation de flanc catastrophique d’origine volcanique et un glissement de terrain en contexte non volcanique ou bien entre un tsunami induit par l’activité volcanique et un tsunami induit par l’activité sismique.
 

Notre proposition vise à obtenir une caractérisation plus fine et plus fiable du risque en mettant en oeuvre une approche en trois volets :

  1. Meilleure caractérisation de l’aléa permettant une quantification plus précise du risque.
  2. Quantification précise de l’endommagement permettant, à postériori, une réévaluation de l’aléa et de la vulnérabilité ou, plus précisément, une réévaluation des procédures de caractérisation de l’aléa et de la vulnérabilité
  3. Suivi de la résilience pour apporter aux acteurs de la reconstruction les informations clés (analytiques, geo-spatiales) permettant de les guider dans les processus de prises de décision